Le 8 mars 2014, le vol MH370 de Malaysia Airlines, décollant de Kuala Lumpur à destination de Beijing, avait disparu subitement des écrans radar malaisiens et vietnamiens juste après le décollage, entraînant la disparition de 239 personnes à bord. Après des opérations de recherche et de sauvetage menées entre 2015 et 2016, plusieurs débris marins échoués dans l’ouest de l’océan Indien (jusqu’aux Maldives et aux Seychelles) avaient été identifiés comme provenant de cet avion. Un océanographe interrogé sur cet incident dramatique déclara que l’océan n’a pas encore révélé son vrai visage malgré les avancées technologiques considérables actuelles.
L’océan recèle encore bien des mystères, tant sur son fonctionnement que sur celui des espèces qu’il abrite. Dans leur quête de connaissances, les scientifiques se concentrent particulièrement sur les grands fonds marins. On a déjà cartographié les surfaces de la Lune (surtout avec le récent voyage d’Artemis II) et de Mars, mais les océans demeurent une véritable terra incognita. Les grands fonds marins sont encore considérés comme des milieux plats et stériles. Mais, cela n’a pas empêché l’homme de découvrir des métaux dans ces abysses.
La forte demande de métaux critiques pour la transition énergétique et la révolution verte subjugue l’imaginaire humain. L’exploitation du sous-sol n’est plus suffisante ; il faut creuser ailleurs et aujourd’hui, les géologues, les miniers et les investisseurs se tournent vers les abysses, un monde inconnu et obscur. Déjà, l’industrie minière est souvent qualifiée d’opaque, et si elle se lance dans les océans, cette perception prendra tout son sens, car les humains possèdent très peu de connaissances sur les profondeurs des mers et des océans, qui s’étendent sur plus des deux tiers de la surface de la Terre. Pourtant, sur le plan économique, le deep sea mining (exploitation minière dans les fonds marins) est perçu comme une réponse potentielle à la demande croissante de métaux stratégiques et pourrait constituer un levier de diversification de l’approvisionnement mondial.
Des fonds marins dont seuls 20 % ont été cartographiés et moins de 5 % explorés ! Des abysses où il n’y a pas de lumière, et pendant des siècles, tout le monde avait la ferme conviction qu’il n’y avait aucune vie. Comme l’écrivait l’humaniste, biologiste et explorateur français, Théodore Monod, à ce propos : « Il y fait noir, il y fait froid, il y fait profond, il y fait faim. ».
Pourquoi ? Parce qu’à plusieurs milliers de mètres d’eau, la pression est telle que seule une poignée de sous-marins scientifiques et d’équipements de pointe peut y pénétrer. C’est ainsi qu’on a longtemps pensé que ces grandes profondeurs constituaient un désert absolu, parce que la lumière du Soleil – source originelle de la vie sur les terres émergées par la photosynthèse – ne pénètre pas. Mais, en 1952, un prélèvement effectué par le navire océanographique danois Galathea dans la fosse des Tonga-Kermadec dans le Pacifique, atteste de la présence d’animaux – principalement des mollusques et des crustacés – à plus de 10 000 mètres de profondeur.
Ce qui semblait être un paysage inhospitalier s’est révélé être un écosystème dynamique et délicat. Les fonds marins sont principalement des plaines abyssales, des milieux homogènes caractérisés par de vastes étendues plates recouvertes de vase. Cette vase, très meuble et instable, se soulève facilement au moindre mouvement, créant des nuages de sédiments et c’est là qu’on trouve « trois principales sources de minéraux : (1) les nodules polymétalliques, qui contiennent du manganèse, du nickel, du cuivre, du cobalt et des traces de minéraux rares ; (2) les croûtes riches en cobalt, qui renferment du cobalt, du manganèse, du nickel, du lithium et des terres rares ; et (3) les sulfures polymétalliques, qui contiennent du cuivre, du zinc, de l’argent et de l’or. » (Source : Conseil consultatif scientifique des Nations unies –Schéma du processus d’exploitation minière des fonds marins (George Shouha)
Que sont les nodules polymétalliques ?
Les nodules polymétalliques sont des morceaux de minéraux qui se forment lentement sur le fond océanique, couche par couche, sur des millions d’années par précipitation d’éléments chimiques. Leur vitesse de formation est infiniment lente, de quelques millimètres par million d’années, et pourrait être liée à l’action de certains micro-organismes. De la taille d’une balle de tennis, ces nodules croissent très lentement, de quelques millimètres tous les millions d’années.
(Ce nodule polymétallique, sur cette photo, s’est formé autour d’une dent de requin à 5 000 mètres de fond dans le Pacifique).
« Les nodules polymétalliques des plaines abyssales, les encroûtements cobaltifères et les sulfures polymétalliques des sources hydrothermales suscitent l’intérêt des industries, notamment celles liées à la transition énergétique, qui cherchent de nouvelles ressources minérales », souligne Sophie Gambardella, juriste au laboratoire Droits internationaux, comparés et européens, Unité CNRS/Aix-Marseille Université.
Le plus intéressant est que ces nodules et ces croûtes sont dispersés sur de vastes étendues des fonds marins, notamment dans la Zone Clarion-Clipperton (ZCC), qu’on surnomme « La Zone », où l’on y trouve une forte concentration. Ils ressemblent à de petites pierres, mais ce sont des gisements de richesses minérales.
La Zone
Le ZCC a été identifié comme le fleuron des nodules polymétalliques (leur image sur cette photo), un territoire maritime de six millions de km² qui a des espaces titanesques, dont seuls 30 km² de plaines abyssales ont été étudiés. La Zone est située entre le Mexique et Hawaï au cœur du Pacifique nord-est, dans un espace non juridictionnel national, c’est-à-dire qui n’appartient à aucun État. Les estimations de l’Institut d’études géologiques des États-Unis indiquent que la Zone Clarion-Clipperton, une région de la taille de l’Union européenne, contiendrait 21 milliards de tonnes de nodules. Cette zone prospectée par The Metal Company, une entreprise canadienne, recèlerait à elle seule plus de cobalt et de nickel que l’ensemble des mines terrestres.
Sur le plan juridictionnel, le plancher océanique et le sous-sol océanique relèvent de la zone internationale des fonds marins, conformément à la Convention de Montego Bay. Conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, la Zone et ses ressources minérales constituent le patrimoine commun de l’humanité. Toute activité d’exploration ou d’exploitation dans la Zone doit être menée dans le cadre d’un contrat avec l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) et conformément aux règles, règlements et procédures établis par celle-ci. Par conséquent, toute revendication ou exercice de souveraineté ou de droits souverains sur une quelconque partie de la Zone ou de ses ressources, ainsi que l’appropriation, l’aliénation ou l’exercice de tout droit relatif aux minéraux extraits de la Zone, est interdit à tout État ou à toute personne physique ou morale.
L’Autorité internationale des fonds marins
L’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), dont le siège se trouve à Kingston en Jamaïque, est une organisation internationale autonome créée en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 (CNUDM) et de l’Accord de 1994 relatif à la mise en œuvre de la partie XI de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (Accord de 1994). Elle est devenue pleinement opérationnelle en tant qu’organisation internationale autonome en juin 1996. Au 6 février 2026, l’AIFM comptait 172 membres. Son rôle exclusif est de réglementer les activités dans la Zone en vertu du droit international. L’océanographe brésilienne, Letícia Carvalho, en est la secrétaire générale actuelle.
Tandis que la gestion des eaux territoriales ou étatiques relève de chaque État, qui est pleinement souverainsur l’espace aérien, l’ensemble de la masse d’eau, le fond et le sous-sol, la haute mer, appelée aussi eaux internationales, est une zone qui couvre plus de 60 % des océans et n’est sous l’autorité d’aucun État, donc, en théorie, n’appartient à personne, mais dont le statut flou est encadré par des traités internationaux peu harmonisés et insuffisamment protecteurs. Donc, l’AIFM est chargée de régir les activités menées dans les grands fonds marins situés au-delà des juridictions nationales des pays côtiers.
Quelques tentatives d’exploration
En octobre 2022, le navire Hidden Gem (Joyau caché) a effectué sa première récolte à grande échelle de minéraux des grands fonds marins. The Metals Company, l’entreprise canadienne propriétaire du navire, a ramené à la surface 4 500 tonnes de nodules polymétalliques, des concrétions riches en métaux qui gisaient à quelque 4 kilomètres de profondeur. Cependant, la faisabilité et la rentabilité d’une exploitation à de telles profondeurs restent incertaines.
Techniquement et technologiquement, sommes-nous prêts à exploiter les fonds marins ?
Les machines d’exploration existent. On parle d’engins qui ressemblent à des moissonneuses-batteuses branchées à un aspirateur géant. L’engin ramasse les nodules, les aspire et les remonte à la surface via un tuyau relié à un navire. Mais attention, il s’agit de 4 500 mètres de profondeur. Il faut une pompe très puissante pour remonter ce qu’on pourrait comparer à des balles de tennis en métal. Ce qui demande énormément d’énergie. Grâce à la technologie, les véhicules sous-marins autonomes et téléopérés dont nous disposons peuvent désormais évoluer jusqu’à 6 000 mètres de profondeur, et ce, durant des dizaines d’heures”, avait déclaré Gérard Barron, le président et PDG de Metal Company.
Les robots humanoïdes de l’Ifremer (illustrés sur la photo ci-haut) et d’autres laboratoires de pointe, dont OceanOne, rendent les abysses, où les conditions sont si extrêmes que nul plongeur ne peut s’y aventurer, accessibles. Ils permettent d’explorer les fonds pendant des dizaines d’heures, de naviguer dans des épaves, de cartographier les reliefs, d’observer la faune et la flore au plancher océanique, de surveiller des volcans ou des failles sous-marines et même de collecter des échantillons pour faire avancer la recherche scientifique. Ces robots sous-marins se révèlent également indispensables à la mise en œuvre et à l’entretien d’observatoires sur le plancher océanique, les seuls dispositifs capables d’aider les scientifiques à comprendre le fonctionnement en temps réel des écosystèmes profonds.
Mais quels sont les principaux obstacles ?
L’exploitation minière des fonds marins soulève des questions sociales, environnementales et de gouvernance, car elle pourrait affecter les populations vivant sur les littoraux vers lesquels pourraient se diriger les panaches, voire toute la Terre.
- Qui décide ?
- Qui a le droit d’exploiter ?
- Étant un patrimoine de l’humanité entière, comment partage-t-on les bénéfices tirés de ressources situées dans des eaux internationales, puisque tout ce que l’on en tire doit être partagé équitablement entre les nations ? « Les pays développés pensent qu’un transfert de technologies et de capacités vers les pays du Sud est le bon modèle. Les pays du Sud, eux, voudraient plutôt combiner une répartition monétaire et non monétaire », explique Sophie Gambardella, chercheuse au laboratoire Droits internationaux, comparé et européen, montrant ainsi l’ambiguïté de la question de l’exploitation minière dans les fonds marins.
- Comment gérer collectivement une ressource aussi stratégique et aussi sensible, sans règles solides ?
Sur le plan scientifique et économique – l’impasse
- Manque de connaissances scientifiques – Alors que l’AIFM doit rapidement se prononcer sur la question de l’exploitation minière des grands fonds marins, une vingtaine d’États recommandent de faire une pause de précaution – en attendant d’acquérir davantage de connaissances sur ce milieu. D’où le moratoire de 7 ans en cours, décrété et signé par une trentaine de pays, dont la Nouvelle-Calédonie, qui en est l’initiateur.
- Aussi fascinants soient-ils, ces environnements restent très difficiles à étudier — contrairement aux écosystèmes terrestres, les grands fonds marins sont encore peu explorés, leurs dynamiques biologiques restent mal comprises et la résilience de leurs écosystèmes face aux perturbations demeure incertaine.
- Viabilité économique – Elle nécessite en effet des technologies coûteuses et complexes (robots sous-marins, navires spécialisés, systèmes de traitement adaptés, etc.) et aucun projet commercial n’a, à ce jour, démontré sa rentabilité.
Sur le plan juridique – pas de Code minier
Au-delà des aspects économiques et environnementaux, l’exploitation minière des grands fonds suscite des tensions diplomatiques et réglementaires. Jusqu’à présent, l’AIFM n’a délivré que des contrats d’exploration, et aucun permis d’exploitation commerciale n’a jusqu’ici été accordé. L’absence de règles claires relatives à l’octroi des licences minières et les désaccords entre États ralentissent l’adoption d’un Code minier, qui fait l’objet des négociations annuelles de l’AIFM. Les débats sont vifs sur plusieurs points du futur régime minier : normes environnementales, systèmes de partage des bénéfices, responsabilité en cas de dégâts écologiques, surveillance et application des règles, etc. Or, l’octroi des licences d’exploitation dépend de l’adoption d’un code minier qui fixerait des règles contraignantes encadrant ces activités et définissant les modalités d’extraction commerciale de minéraux dans les grands fonds. Malheureusement, l’assemblée annuelle de cette année à Kingston n’a pas pu finaliser ce projet de code. Peut-être, l’année prochaine !
Des eaux troubles dans la géopolitique
D’un côté, on a des puissances disposant de capacités financières, technologiques et industrielles importantes, dont la Chine, principale contributrice de l’AIFM (elle possède 6 permis d’exploration), qui demande une mise en exploitation rapide des fonds marins qu’elle perçoit comme un levier stratégique d’accès à des ressources minérales critiques. China Metals, par exemple, a obtenu de l’AIFM l’autorisation de mener les explorations dans les fonds marins. À leur côté, figurent également certains petits États insulaires du Pacifique, comme Nauru, qui y voient une opportunité de développement économique, et sponsorisent donc des entreprises minières dans l’espoir d’en tirer des bénéfices financiers. Car, pour avoir un permis d’exploitation minière dans la zone CCZ, il faut être sponsorisé par un État insulaire du Pacifique, une mesure contestée par certains.
De l’autre côté, il y a des pays comme la Norvège qui veulent réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine, poids lourd du secteur, pour la fourniture de minéraux essentiels, notamment pour la transition énergétique et les industries de défense. En janvier 2024, la Norvège, défiant l’AIFM, avait obtenu de son parlement le permis d’exploration sur son plateau continental dans l’Arctique (entre la mer de Norvège et le Groenland) et voulait se lancer dans l’exploitation des réserves de cuivre, de zinc et de terres rares. Ce vote allait faire de la Norvège l’un des pionniers au monde à autoriser l’exploitation commerciale de ses ressources minérales sous-marines. Cependant, face aux pressions des écologistes et de petits partis de gauche, le parlement actuel a réussi à obtenir un nouveau report de l’ouverture des fonds sous-marins norvégiens à l’exploitation minière jusqu’en 2029.
En ce qui concerne les entreprises privées, deux grandes entreprises, une canadienne et une autre américaine, The Metal Company et Odyssey Marine Corporation, ont demandé au gouvernement américain de leur accorder des permis d’exploitation internationaux pour lancer leurs activités abyssales. Notons que les États-Unis n’ont jamais ratifié le traité de l’AIFM. Pourtant, en janvier de cette année, le président américain Donald Trump, décidant de s’affranchir des règles internationales, a déclaré qu’il allait accélérer la procédure d’octroi de permis pour les entreprises souhaitant mener des activités minières à l’étranger, une mesure qui le met en désaccord avec l’Autorité internationale des fonds marins.
Enfin, les impacts environnementaux de l’exploitation minière abyssale risquent d’être épouvantables.
Impacts environnementaux potentiels
Les risques de l’exploitation minière dans cette zone ne sont pas moindres. Certains des effets négatifs attendus comprennent :
- La perte de biodiversité : la destruction des fonds marins pourrait menacer la survie d’espèces endémiques.
- La pollution : le mouvement des sédiments pourrait perturber les chaînes alimentaires marines.
- Le bruit sous-marin : L’activité minière pourrait causer du stress chez les mammifères marins et d’autres organismes sensibles au bruit.
- La menace de plus en plus grave pour les écosystèmes océaniques.
- Dérèglement climatique : L’océan est une pompe à carbone (l’absorbe et le pompe), et en tant que tel, il joue un rôle fondamental dans la régulation climatique grâce au plancton animal et végétal. En perturbant ces dynamiques naturelles, l’exploitation minière pourrait libérer d’énormes quantités de carbone piégé, contribuant ainsi au réchauffement climatique.
Conclusion
Une chose est sûre : les fonds marins sont riches en métaux. Cependant, les États sont profondément divisés : une coalition croissante de pays appelle à la prudence, voire à un moratoire ou une interdiction, faute de connaissances scientifiques suffisantes, tandis que d’autres soutiennent une exploitation rapide pour des raisons économiques et stratégiques. Cette opposition complique les négociations internationales.
Le secteur privé est lui aussi fragmenté : certaines entreprises minières poussent à lancer l’exploitation dès que possible, alors que d’autres acteurs industriels et financiers soutiennent un moratoire, notamment en l’absence de garanties environnementales solides.
Enfin, les ONG environnementales jouent un rôle actif en alertant sur les risques écologiques potentiels et en influençant l’opinion publique et les décideurs.
En science, on dit : « Attention, prudence, c’est un saut dans l’inconnu. Les fonds marins n’ont pitié de rien. L’exactitude doit être de 100%!
Référence
- Gregory Fléchet, L’océan, cet inconnu, Carnet de sciences, n°. 18
- Évaluation de la diversité et de l’environnement des zones à nodules. Voir https://tinyurl.com/nodules-ocean
- Ex-Rio Tinto CEO’s deep-sea mining firm to merge with Odyssey in $1 billion deal | Reuters, 08 April 2026
- Le Conseil scientifique consultatif des Nations Unies, Note du Conseil scientifique consultatif sur l’exploitation minière des fonds marins, New York, 09/2025
- Lundaev, Vitalii, et al. “Review of critical materials for the energy transition, an analysis of global resources and production databases and the state of material circularity”, Minerals Engineering 203 (2023): 108282
- Calderon, J. L., et al. “Critical mineral demand estimates for low-carbon technologies: What do they tell us and how can they evolve?” Renewable and Sustainable Energy Reviews 189 (2024): 113938
- International Seabed Authority, “Technical Study 32. Study of the potential impact of polymetallic nodules production in the Area on the economies of developing land-based producers of those metals which are likely to be most seriously affected,” (2022), disponible sur https://www.isa.org.jm/publications/21773/
- E. Silva, “Deep sea mining initiatives expanding to reach national waters”, S&P Market Intelligence Report, Janvier 2024, disponible sur: https://www.spglobal.com/marketintelligence/en/news-insights/latest-news-headlines/deep-sea-mining-initiatives-expanding-reach-tonational-waters-80049135
- STOP à l’exploitation minière en eaux profondes – Greenpeace Canada, www.greenpeace.ca
- https://www.unep.org/resources/publication/deep-sea-mining. Voir aussi Deberdt, Raphael, et Cara BG James. “Self-governance at depth: The international seabed authority and verification culture of the deep-sea mining industry.” Resources Policy 89 (2024): 104577.
Commentaires sur l’article de mars L’incontournable cuivre
« Merci pour l’article de mars 2026 ! Félicitations ! Vous vous améliorez. Juste quelques remarques sur le calendrier général de production du cuivre : 1. Concernant les minéraux sulfurés, il faudrait davantage de précisions. 2. Merci d’avoir lu Rubbers. Je vous invite également à lire Coackley, le professeur Mabi Mulumba, les rapports de la Banque mondiale et d’autres sources pour comprendre le passé de notre industrie minière, tracer la voie pour l’avenir et éviter de répéter les mêmes erreurs. Dans cette optique, je publierai bientôt, dans un mois et demi, sur Amazon, un livre sur la RDC, qui traitera de l’industrie minière. 3. En ce qui concerne l’utilisation du cuivre, il n’y a pas que le câblage en cuivre, comme vous l’avez montré : Électricité et électronique – ~60 %, Bâtiment et construction – ~20 à 25 %, Transports – ~10 à 12 %, Machines et équipements industriels – ~7 à 8 %, Produits de consommation et autres – ~3 à 5 %. En tant que pays en développement, nous devrions viser la transformation et la production de biens destinés à l’électricité et à l’électronique. Encore une fois, bravo pour la publication de ce mois de mars 2026 ! » Mr. Akili, South Africa
« Un excellent article, rédigé de manière à permettre à tout un chacun de bien comprendre tout ce qui concerne le cuivre. » Christian Luhembwe, South Africa
« Le cuivre est critique. 1. Une demande qui explose : la demande mondiale de cuivre devrait augmenter de plus de 40% d’ici 2040, portée par l’électrification, les véhicules électriques, les énergies renouvelables et les infrastructures numériques. 2. Un rôle central dans les technologies vertes : le cuivre est essentiel pour les moteurs et les batteries des véhicules électriques. Les panneaux solaires, les éoliennes, les réseaux électriques intelligents, les centres de données et l’IA. Il est littéralement la colonne vertébrale de l’économie électrifiée. 3. Une concentration géographique risquée : plus de la moitié des réserves mondiales se trouvent dans seulement cinq pays – Chili, Australie, Pérou, RDC et Russie. Cette concentration crée une vulnérabilité géopolitique. 4. Une offre qui ne suit pas la demande – il faudrait 80 nouvelles mines et 250 milliards de dollars d’investissements d’ici 2030. Les délais de mise en production, la baisse de la teneur en minerais et les contraintes environnementales aggravent la tension. L’AIE classe le cuivre parmi les minéraux critiques, car il est indispensable à la décarbonisation et à l’électrification. Sans lui, pas de réseaux électriques renforcés, pas de mobilité électrique (globalshift.ca). Même les gouvernements, comme celui du Québec, le placent dans la liste des minéraux critiques et stratégiques nécessaires à la transition énergétique », Oscar Mbaya, Canada
